Je ne veux pas brader…

Publié par Dominique P., le 15 novembre 2014

Avec notre partenaire info-mandataire.com je vous propose cet article.

Si l’on s’en tient d’une part aux chiffres publiés, d’autre part à un constat admis du côté des professionnels, il semble bien que les prix immobiliers enregistrent d’une manière générale (l’exception confirme la règle !) ces derniers mois un certain tassement.

Mais tel n’est pas le débat et l’objet de ce propos même si la situation fait resurgir avec acuité certaines expressions révélatrices.

Ainsi, parmi les mots, les phrases ou remarques formulées par les propriétaires de biens immobiliers il y en a une qui revient quasi- systématiquement lors de la prise d’un mandat, d’une discussion sur un avenant ou lors de la négociation d’une offre :

“on ne va quand même pas brader pour vendre notre bien “.

Si naturellement et bien légitimement ce cri du cœur peut de temps en temps s’entendre et se comprendre face à des acquéreurs tentant de profiter d’un marché baissier de manière outrancière ou toinfo-mandataireut simplement peu scrupuleux, cette expression mérite sans aucun doute et dans de nombreux cas un certain travail pédagogique auprès de nos clients vendeurs.

Chaque cas est bien entendu différent et ce ressenti face à ce qui apparaît souvent comme une injustice ou pire un “marchandage de tapis” doit être analysé et expliqué par le négociateur ou mandataire immobilier.

Prenons pour exemple le cas de propriétaires de biens acquis avant 2000. Bonifiée par le passage à l’euro puis l’euphorie du marché immobilier lors de la précédente décennie, la valeur de leur bien s’est naturellement largement appréciée sur la période. Même en considérant l’inflation (faible sur la période, les frais bancaires, les travaux réguliers d’entretien,..) il y a fort à parier que le solde est encore assez largement en faveur de ces heureux propriétaires. Comment alors les laisser croire qu’un estimation ou une offre quelque peu inférieure (10 ou 15%) au maximum potentiel atteint par leur bien il y a quelques mois va les faire brader leur bien ? Chiffres à l’appui, nous sommes en effet bien loin d’une braderie et nous rapprochons plus dans ce cas du jackpot !!!

Situation différente, voire peut être inverse pour des propriétaires ayant acquis leur bien en 2007/2008 avant la crise dite des “sub-prime”. D’autant plus si celui a été financé à 110% par l’emprunt… Vu comme cela il semble en effet y avoir une forte probabilité de revente à perte et donc de sentiment de braderie…même si le mot peut sembler fort et que là encore une explication professionnelle doit être apportée.

Dans la période qui nous occupe, il n’ y a donc aucunement raison de laisser s’installer la notion de braderie sur la marché immobilier.

Certes le marché présente sans aucun doute une orientation moins favorable mais la vérité est que dans ce contexte les acquéreurs sont plus exigeants et que les mécanismes fondamentaux du marché (emplacement, état général, étage, environnement,….) ont repris leurs droits.

Finalement ce que certains considèrent comme une braderie, n’est-ce pas tout simplement un juste retour des choses après une période d’euphorie du marché tout aussi peu raisonnable et rationnelle ?

– Source : info-mandataire.com

 

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2 commentaires

  • PONSINET-MICHAUX dit :

    Tout à fait d’accord. Les acquéreurs sont de plus en plus exigeants et souvent à juste titre. Les vendeurs rêvent souvent mais s’ils sont aussi acquéreurs, ils deviennent tout à coup rationnels. Simple question de cohérence et peut être une piste pour leur faire retrouver la raison.

  • Martinez dit :

    Bonjour,

    j’ai eu récemment deux cas de figure:
    1 vendeur qui m’indiquait avoir fait 250k€ de travaux dans son appartement, et qui souhaitait les prendre en considération dans son prix… Sur un appartement a plus d’1 million, c’est un quart du prix pour des travaux de confort et d’esthétique… Autant dire que les acquéreurs ne sont pas prêts à entendre ce genre d’arguments. J’ai pourtant fini par réussir à le vendre… Au prix
    1 couple qui a du déménager suite à la naissance de triplés… Autant dire que l’urgence n’était pas la même.Ils ont mis 6 mois à accepter de le vendre (après 2 ans de propriété) sans faire de bénéfices. de là à dire que pour le commun des mortels vendeurs : Transaction immobilière = Plus value … Il n’y a qu’un pas.

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