JE BALANCE SUR L’INTER-AGENCE

Publié par Dominique P., le 28 mars 2019

JE BALANCE SUR L’INTER-AGENCE

Bonjour les pros de l’immo. Aujourd’hui je sais d’avance que je vais en faire hurler plus d’un, me faire traiter de Bisounours par d’autres, (ça j’ai l’habitude). Peu importe que cela plaise ou non j’assume, je balance et je maintiens tout ce que je dis dans cette vidéo. Alors si vous voulez savoir ce que je pense de la conduite de certains « professionnels » avec l’inter-agence, lisez la suite.

L’inter-agence, tout le monde la prône

Les têtes de réseaux, les agences, les mandataires, les agents immobiliers, (et oui puisqu’il faut aujourd’hui faire la distinction). On en entend tous les jours dire : « L’inter agence, moi je suis pour, je préfère gagner la moitié des honoraires plutôt que zéro »

Tout est bien dans le meilleur des mondes direz-vous ! L’ensemble des professionnels de l’immobilier respectent leur engagement, tous nos clients peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

Mais quel engagement ?  Vous savez celui que nous prenons tous, celui sur lequel nous insistons avant et pendant toutes nos prises de mandats. « M. Le propriétaire, je ferai et mettrai tout en œuvre pour vendre votre bien » et nous en serions presque à rajouter : « Croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer… »

En enfer justement, ça doit se bousculer alors, car je vous assure, nous sommes encore très loin du « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». C’est pourtant la première règle de déontologie que nous devrions respecter, sous peine de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

N’oublions pas que les deux possibilités pour obtenir un mandat s’appuient sur un même levier : celui de la confiance de nos clients. Première possibilité : la prospection. En prospection c’est nous qui sollicitons la confiance de nos prospects. Seconde possibilité : La recommandation, dans ce cas la confiance de nos nouveaux clients nous est quasiment acquise d’office, grâce à l’intervention de la personne qui nous a recommandé.

Mais venons-en au fait.

Si j’aborde ce sujet aujourd’hui, c’est que si dans les mots, tout le monde semble d’accord et prêt à travailler en inter-agence. Sur le terrain ce n’est pas aussi évident. Il est hélas parfois très difficile, d’obtenir une visite de la part d’un confrère qui détient un mandat. Un mandat, qui pourtant semble correspondre en tous points aux critères de recherches d’un de nos acquéreurs.

Les excuses invoquées sont très diverses, par exemple « Tu comprends, je viens de rentrer ce mandat depuis seulement une quinzaine de jours, je ne vais tout de même pas commencer à le partager ». Ou « J’ai une exclusivité, je préfère pour l’instant travailler seul ». En matière d’excuses nous sommes toujours très inventifs.

Continuons :

« Je viens à peine d’obtenir une baisse de prix, maintenant que ce bien est au bon prix je ne vais pas le partager ».  Ou bien encore « Ça fait six mois que je travaille sur ce bien. J’ai déjà beaucoup investi dessus, je ne vais pas partager mes honoraires maintenant »

Enfin celle que je préfère : « Nous faisons partie d’une association et notre charte de déontologie nous empêche de travailler avec des indépendants ». La belle affaire ! Pour moi, ça ce n’est pas de la déontologie, c’est un pacte. Libre à chacun de pactiser avec le diable s’il le veut, mais pitié, ne parlez pas de déontologie.

Certes, obtenir des mandats c’est long, la concurrence est rude, mais entre nous, faut-il pour cela le faire payer à nos vendeurs, et trahir leur confiance ? J’ai bien dit trahir la confiance de nos clients, n’en déplaise à certains, je pèse mes mots. Et puis réfléchissons, ce qui vous manque ce sont les ventes, la pénurie de mandats n’existe pas il suffit de prospecter d’avantage.

Un mandat est basé sur la confiance entre vous et votre client. Un peu comme, le slogan lancé dans les années 80 par Darty et toujours d’actualité : « Le contrat de confiance ». C’est encore plus vrai dans le cadre d’une exclusivité. Nos clients remettent entre nos mains leur projet de vie, ce n’est pas rien….. !!!

En revanche, soyez très très exigeant avec les confrères qui veulent visiter le bien que vous détenez en portefeuille. Là encore c’est une question de confiance, vous devez tout savoir sur l’acquéreur potentiel. Sa recherche, depuis quand, son budget, son financement, exactement comme s’il s’agissait de votre client. Si vous acceptez de partager un mandat votre confrère doit accepter de partager son acquéreur c’est le deal.

Pour conclure :

Laisser passer un acquéreur qui peut-être s’orientera vers un autre bien sans découvrir le vôtre c’est priver votre propriétaire et vous priver d’une opportunité de vendre qui peut-être ne se représentera pas de sitôt.

Je sais que vous n’êtes pas tous d’accord avec moi sur ce sujet mais je maintiens mes propos. Refuser une inter-agence dès lors qu’il s’agit d’un acquéreur potentiel validé pour lequel vous détenez toutes les informations utiles. C’est pour moi une faute professionnelle grave, voire même un abus de confiance.

Je vous souhaite une très bonne semaine, on se retrouve, peut-être la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo. Très bonnes ventes à tous et surtout très bonnes transactions en inter-agence. A très vite.

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Atelier

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