Petit éclairage historique…

Publié par Invité du Blog, le 5 mars 2016

Merci à Marie Laure Léger pour cet article très intéressant et sa conclusion pleine de bon sens….

Afin d’éclairer un peu les enjeux de notre beau métier et de son évolution, j’aimerai partager cet article qui retrace succinctement l’origine et l’évolution de l’intermédiation, devenue négociation :

Combien d’entre nous se sont posé la question de savoir pourquoi nous faisons ce métier et qu’elle en est l’origine ?

Les activités d’intermédiaires remontent à l’aube de la civilisation, à Rome ou en Grèce, sous des termes rappelant l’entremise ou l’intermédiation.

En France, au moyen-âge, il s’agissait de courtiers ou « couratiers » et englobaient tout type d’actions commerciales. Puis ils deviennent, au XVIIIème siècle, des « gens d’affaires », puis agents d’affaires, légalement reconnus au début du XIXème, rapprochant des vendeurs et acquéreurs de marchandises ou de services. Après avoir existé pour le fonds de commerces dès 1913, c’est en 1921 que fut créée la première chambre syndicale des agents immobiliers de France, pour établir des règles éthiques professionnelles.

La FNAIM regroupe en 1946 tous les syndicats régionaux pour en faire une représentation nationale et assainir la profession, constituée pour beaucoup du secteur entreprises/fonds de commerces.

evolution immobilier

Devant trop d’abus, c’est en décembre 1958 que l’état interdit aux agents immobiliers de percevoir des fonds, avances sur commission et séquestre, avant l’acte de vente du bien concerné. La loi crée l’exception pour l’activité de séquestre en juin 1960, sous garanties de restitution des fonds à l’égard du public.

La loi de mars 1965 scinde le métier en agents immobiliers et administrateurs de biens et les règlemente. Le mandat devient obligatoire. La loi dite Loi Hoguet du 21 janvier 1970 reprend celle de 1960 et la complète. Ainsi que le décret de juillet 1972. Elle définit les règles de la profession, dans son exercice, le droit d’accès et les différents acteurs ou branches. Les barèmes sont libérés à partir de janvier 1987 et doivent dès lors être affichés.

Jusque dans les années 2000, des groupes de franchisés, de plusieurs milliers de négociateurs ou agents immobiliers fleurissent, ils ont pignon sur rue. Le plus ancien, Orpi, en réalité une coopérative, dans les années 1970, puis FONCIA, CIMM immobilier pour le trio de tête en ancienneté et toutes activités confondues. Nombreux, la concurrence est rude et leur approche se différencie des agences classiques « sans nom connu », sauf localement. Ils sont formés, l’éthique reste toujours propre à chaque individu.

Les années 2000 voient se développer les réseaux de mandataires, tels que Capifrance en 2002, dont le principe diffère en pratique par l’absence de « vitrine » et le bureau à domicile. Le recrutement est ouvert à tous, facile. Le statut d’indépendant ne permet pas la contrainte de la formation et aucune loi ne l’oblige encore, même si l’on y vient. Tout le monde peut se dire négociateur pour un réseau et trop souvent même agent immobilier, sans nuance aucune.

Victimes de l’ego collectif, un égrégore, cette densification et la diversification des acteurs de l’immobilier, un des paramètres phares de l’économie actuelle mondiale et même de notre culture, n’aboutissent pourtant pas à une réelle nouveauté dans les méthodes de travail. La rationalisation à outrance des méthodes commerciales, la priorité donnée aux statistiques, au
web marketing et la considération du résultat ou de la performance d’un groupe au détriment des moyens de base, nous font oublier que ceux grâce auxquels nous mangeons sont des êtres humains, mettant entre nos mains une partie importante de leur histoire, de leur patrimoine, voire de leur souffrance…

La conséquence est inéluctable et impacte directement et fortement la réputation du milieu de la transaction sous la loi Hoguet, au point que je ne peux la qualifier en reprenant les mots de certains clients eux-mêmes.

Notre décennie voit donc se développer de nouvelles pratiques parallèles, aux portes de la légalité, parfois franchies. Basées sur du coaching et la quête de rapprochement du particulier pour qu’il vende directement, une concurrence féroce aux agences classiques et aux réseaux se met en action.

Or, et j’en témoigne par mon expérience « terrain », l’agence au sens large, professionnels sous la Loi Hoguet ont encore de belles années à vivre, encore indétrônables, si nous unissons nos forces et compétences en ce sens, avant d’atteindre un retournement du système.

Qu’attendons-nous pour réagir et changer ?

La satisfaction manifestée du client et celle de notre conscience du travail bien fait ne sont-elles pas notre plus belle récompense ?

Article rédigé par Marie Laure LÉGER pour la rubrique « invités » de mandataire-immo

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