Marie Laure Léger coach pour professionnel de l’immobilier

Publié par Dominique P., le 5 mars 2016

BMI – « Bonjour Marie Laure, merci d’avoir répondu à mon invitation et d’accepter de nous en dire un peu plus sur toi et sur l’activité que tu pratiques. Explique-nous comment et pourquoi tu as choisi ce métier ? »

MLL – « Je suis Marie-Laure Léger, je suis coach depuis quelques années et je me suis naturellement spécialisée dans le milieu si spécifique de la transaction immobilière et sous une approche holistique, pour tous.

J’ai trois principaux centres d’intérêts : l’être humain, l’immobilier éthique, sans stress et le coaching. Les trois se complètent. J’ai démarré l’immobilier dans les années 1990, je suis passée par plusieurs statuts, groupes et formations. Et j’ai abordé la transaction sous tous ses angles à l’exception de l’immobilier d’entreprise, plus technique. J’ai exercé plusieurs années en tant qu’agent immobilier, en centre-ville et chez moi, sous mon enseigne, au début d’internet. J’ai beaucoup observé, analysé les circuits professionnels, leurs comportements et leurs motivations ».

ML site

BMI  – « En quoi consiste ton métier ? »

MLL – « Ouvrir l’activité à une réelle prise de responsabilités dans l’exercice de notre métier d’intermédiaire.

La prise de responsabilité dont je parle n’étant pas seulement celle de nos actions marketing mais celle, oubliée, du niveau de notre implication personnelle, introspective. Comment sortir de l’égrégore du système ? De notre zone de confort ? Comment se libérer de nos peurs, de notre stress dans la pratique de la transaction ?

Je m’explique :

Nous sommes en crise, notre activité l’est. Si l’histoire l’explique pour partie (voir ci-dessous), il n’en est pas moins de notre devoir de nous interroger pour changer. Répondre à des questions de base qui semblent encore toucher trop peu d’entre nous, pour aller vers beaucoup plus d’éthique, mon cheval de bataille. Mon métier consiste, en quelques heures, à intervenir auprès des professionnels négociateurs, agents commerciaux, mandataires, agences ou salariés, souvent trop seuls, sous forme d’audit, en présentiel ou à distance, pour observer, identifier les difficultés rencontrées et mettre en place un plan d’actions pour recréer une dynamique positive dans la sérénité, retrouver le plaisir du métier, optimiser et fluidifier notre activité, droits dans nos bottes et heureux ».

BMI – « Tes « clients » souffrent-ils de la mauvaise image qu’ont les français de notre profession ? »

MLL – « Nous en sommes tous les « victimes », on le croit en tout cas, mais aussi les auteurs et les acteurs, individuellement, car on l’accepte tant bien que mal. ET, nous en souffrons tous considérablement, pro comme particuliers. Même si statistiquement, les vendeurs se tournent de plus en plus vers le professionnel, ce chiffre est trompeur. Et le client qui nous fait vivre, est trop souvent déçu.

Par exemple, pour une partie visible de l’iceberg, il est décevant et même choquant de constater l’inexistante différence entre les publicités des particuliers eux-mêmes et les nôtres… Idem pour les textes… Pourquoi, quelle en est l’origine ? Qu’est-ce que ça cache ?

BMI – « D’après toi cette image est due à quoi ? »

MLL – « Comme je l’évoque dans l’historique que tu as publié sur ton blog, que je vous invite à lire ou à relire, tout ceci s’explique au fil des années, mais ne  nous excuse pas.

A plusieurs paramètres réunis. Il faut remonter dans l’histoire, il y a quelques décennies. La loi Hoguet avait pour objectif premier, en 1958, d’interdire aux professionnels d’encaisser des avances sur leur travail (ainsi à ce moment-là que des sommes séquestres), pour empêcher les abus déjà trop nombreux d’intermédiaires sans scrupule. C’est parti, seul l’intermédiaire qui a réalisé la vente sera rémunéré… à l’acte. Les conséquences de ce postulat sont humaines et donc normales et relèvent de l’ego collectif que nous refusons de voir ou en tout cas ses causes profondes.

C’est l’histoire normale de la vie, pour qu’il y ait du blanc, il doit y avoir eu du noir, on apprend et on évolue. L’ordre jaillit toujours du chaos. Serons-nous les acteurs/auteurs du retour en grâce de l’intermédiaire en transaction, en nous posant les bonnes questions ? Et en y répondant ».

BMI – « Pensez-tu que le blog mandataire-immo.fr puisse aider certains négociateurs ? »

MLL – « Oui, bien sûr. Beaucoup manquent de formation pour diverses raisons. Je l’ai trouvé très professionnel, enrichissant et pratique pour un démarrage encore récent et en constante et rapide évolution. J’ai apprécié ta remarquable neutralité et le respect de chacun.

On sent ta motivation que je partage tellement à « redorer le blason » d’un milieu passionnant et qui a encore de belles années devant lui. Les clients interrogés en sont eux-mêmes le reflet porteur.

Alors, merci, et à bientôt pour réagir et changer ensemble. Qu’en pensez-vous ?  »

BMI – « Merci Marie Laure, nous aurons certainement d’autres occasions d’échanger ensemble sur différents sujets touchants à l’immobilier, nos colonnes te sont ouvertes… »

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3 commentaires

  • LERINS dit :

    4 remarques à cette très mauvaise interview
    – L’être humain n’est pas un centre d’intérêt mais une philosophie de vie propre à chacun, donc inutile à étaler
    – implication personnelle introspective : c’est quoi cette phrase alambiquée à la *****
    – sortir de l’égrégore du système : de pire en pire
    – il y a du blanc et du noir : n’importe quoi

    Dominique, choisis à l’avenir des professionnels au langage clair et simple

    • Dominique P. dit :

      Bonjour Lerins, votre avis et votre jugement sur cet interview vous appartiennent, je la publie malgré une petite censure (****) conformément aux règles de publication de mandataire-immo que vous comprendrez j’en suis sur. Bonne continuation.

  • Léger dit :

    Bonjour LERINS,
    Je suis heureuse de vous avoir touché(e).
    Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le métier avait si mauvaise réputation ?
    Cela ne vous dérange pas ?
    Et si on pouvait faire quelque chose pour le changer ?
    Merci de m’avoir lue.
    Merci Dominique.

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