Clients arnaqueurs ?

Publié par Dominique P., le 4 octobre 2016

Aujourd’hui j’aborde le sujet du bon de visite.

Une chose est certaine, il ne faut pas devenir paranoïaque.

Faut-il pour autant abandonner le bon de visite ?

Absolument pas !

Entamer une procédure à l’encontre d’un vendeur est très difficile; alors plutôt que de prendre le risque de devoir en arriver là, utilisez le bon de visite dans les règles de l’art comme une arme dissuasive.


 

Je suis sûr que vous aussi, vous avez des anecdotes à nous raconter, alors n’hésitez pas, la zone des commentaires est là pour vous !

A la semaine prochaine !

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8 commentaires

  • Eric MIERE dit :

    Bonjour Dominique,
    Je viens de regarder ta vidéo hebdomadaire, c’est exactement ce que j’explique à mes confrères / amis.
    Pour aller dans ton sens, j’ai une anecdote :
    Il y a environ 3ans, je fais visiter une villa à un acquéreur, le locataire venant de partir, le propriétaire avait envoyé des peintres pour rafraichir l’intérieur de la maison, et ils étaient présents lors de la visite.
    J’ai fait signer mon bon de visite à l’acquéreur, qui me disait que ce bien ne correspondait pas à sa recherche.
    Deux semaines plus tard le vendeur m’annonce qu’il a signé un compromis de vente et de suspendre mon mandat, je lui demande alors de me communiquer le nom de l’acquéreur, celui du notaire et la date de signature, en précisant que sans cela le mandat garde sa validité.
    De bonne fois il me dévoile les réponses à mes demandes et je découvre que son acquéreur est celui qui a visité quand les peintres étaient là.
    Simple à comprendre, il est revenu après mon départ et a tout simplement revu les ouvriers et pris les coordonnées du propriétaire, pour le contacter en direct.
    Le propriétaire était pas trop honnête non plus car il avait reçu mon rapport de visite, je l’ai prévenu que j’allais voir le notaire signataire pour remettre de l’ordre.
    J’ai été très bien reçu par ce notaire (qui me connaissait bien), et et je lui ai remis une copie du bon de visite et là il me dit « qu’est-ce qu’ils sont ballots ! »
    Il a re-convoqué les deux parties, on a mis les honoraires d’agence (sans baisse) à la charge de l’acquéreur, et tout à repris le cours normal, avec mon assistance. jusqu’à la signature de l’acte authentique
    Voilà, comme quoi un bon de visite c’est très utile.
    Cordialement
    Eric

    • Dominique P. dit :

      Bonjour Eric et merci pour ce partage d’expérience, comme quoi il suffit parfois d’être vigilant et tenace… ça aussi ça s’apprend. Merci encore très bonne journée.

  • JF JOHNSTONE dit :

    Bonjour Eric,
    Encore merci pour ce partage.
    Une petite question néanmoins. Comment faites-vous pour certifier l’identité de nos visiteurs ; demandez-vous leur carte d’identité avant chaque visite ?

    A bientôt..

    JF J

    • Dominique P. dit :

      Bonjour Eric, à ma connaissance il n’existe aucun moyen puisque nous ne sommes pas habilité ni autorisé à demander qu’ils présentent une pièce d’identité. Personnellement je ne fais jamais visiter sans avoir le téléphone et l’email (qui reprend souvent le nom de famille) c’est le seul recoupement dont je dispose. Mais souvenez-vous : ne tombons pas dans la paranoiä…

  • Marc dit :

    Sans vouloir rentrer dans un débat technique sur ces question de « vérification » d’identité, je profite d’une expérience professionnelle antérieure (et validée à plusieurs reprises par des juristes) pour rappeler qu’un professionnel est parfaitement dans son droit en demandant à des tiers de justifier de leur identité dans la mesure où cette exigence est clairement affichée (s’il s’agit d’un local) ou si, d’une façon générale, le public est préalablement averti de cette condition (qui peut faire partie des conditions générales de vente).

    Ainsi, la production de document d’identité peut-être demandée pour certains types de paiement (chèques, etc…) et devant le refus du client, le professionnel peut refuser la vente…avec ce type de paiement.

    De même, un document d’identité peut être réclamé « à titre de caution » pour la fourniture d’une prestation ou d’un matériel de façon temporaire…comme des câbles de batterie en station-service !

    Le point essentiel, du point de vue de la légalité, c’est l’information préalable du public sur cette conditions.

    A partir du moment ou cette information est dûment faite, il n’est pas nécessaire d’être « habilité » à quoi que ce soit.

    Dans le cadre de nos activités (la rédaction du bon de visite), un professionnel qui avertirait, dans le courriel de confirmation du rendez-vous de visite, par exemple, les tiers souhaitant visiter qu’il sera amené, afin de rédiger le bon de visite, à à leur demander de justifier leur identité, serait parfaitement dans son droit.

    Naturellement, les visiteurs peuvent refuser de produire ces justificatifs, et le professionnel pourrait, dans ce cas, refuser la visite du bien.

    En conclusion, nous ne pouvons pas « exiger » des documents d’identité, mais nous pouvons refuser d’effectuer la prestation pour laquelle nous nous sommes engagés si les tiers concernés refusent nos conditions, quand celles-ci sont clairement et préalablement explicitées de façon « expresse » (c.à.d par écrit).

    Comme vous Dominique, je ne recommande pas d’en venir là, mais en cas de doute (au téléphone, par ex.) ce genre d’exigence peut servir « d’arme de dissuasion » vis à vis de visiteurs paraissant « douteux ».

    • Dominique P. dit :

      Merci Marc pour toutes ces précisions, comme vous le dites très justement « mieux vaut ne pas avoir à en arriver là ». Très bonne journée à vous.

  • Robert.P dit :

    Bonjour,

    En fait le bon de visite est un moyen de preuve, vis à vis du propriétaire du bien immobilier, même si c’est le futur acheteur qui le signe, d’ailleurs rien n’empêcherait de faire signer en plus le propriétaire, de cette façon les chose seront claires.

    Il faut que celui-ci prenne conscience qu’en voulant « doubler » l’agence en vendant son bien sans passer par elle, il prend un très grand risque, celui de devoir payer les honoraires même si l’acheteur ne les a pas payer, dans ce cas il aura beaucoup de mal à les lui faire payer après passage chez le notaire.

    L’acheteur n’est en aucun cas engagé vis à vis de l’agence, ce n’est pas lui qui a signé le mandat de vente, c’est donc sur le propriétaire que la « pression » doit être exercée, et celle-ci doit l’être au moment de la prise de mandat, quitte à ajouter en annexe au mandat, quelques arrêts de jurisprudence, pour démontrer que les honoraires seront toujours dus par le vendeur.

    Dans un tel cas, le vendeur refusera toujours une proposition d’un acheteur qui essaie de le convaincre de ne pas informer l’agence, dans la mesure où ayant encaissé une somme sans les honoraires, il saura que l’agence pourra judiciairement obtenir gain de cause.

    • Dominique P. dit :

      Bonjour Robert, merci pour votre commentaire tout à fait exact, effectivement pression entre parenthèse 😉 j’utilise personnellement le terme d’éducation des propriétaires… Bonne continuation.

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